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Michael de Montlaur
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Le 22 avril 2013 à 10 h 17 min   

A l’été 1964, nous étions sur la plage de Riva Bella, avec les parents. C’était la première fois que j’y venais, j’avais 12 ans et il me semble que la « colonie de vacances » était encore là. Sur la plage, des vacanciers, et cette simple phrase, terrible, de mon père : « Comment peut-on se baigner sur cette plage ? »

Pour lui, c’était sans doute aussi absurde que d’installer un camp de vacances à Auschwitz.

Voici quelques photos prises le 6 juin 1944 et commentées par Guy de Montlaur (cliquez sur l’image ):

Riva Bella le 6 juin 1944

Ceci n’est pas un mythe, c’est une réalité historique.

Voici une des conséquences de cette réalité :

Guy de Montlaur le 1er novembre 1944

Guy de Montlaur n’est pas mort le 6 juin 1944, 10 de ses camarades français du Commando n°4 sont morts en participant à l’opération « Sword » ainsi que 700 soldats britanniques, canadiens, polonais, européens anti-nazis. Guy de Montlaur a pu, lui, témoigner, dans la douleur, que ce n’était pas un mythe.

Sur la photo précédente, et là, par exemple :

Tête d'un mort illustre qui avait perdu son sens de l'humour - Mars 1969

Sans être ni mort, ni illustre, moi aussi j’ai perdu mon sens de l’humour :

L’initiative prise par les offices de tourisme de Bayeux-Bessin et des environs est particulièrement perverse. D’abord ils parlent d’un mythe concernant le débarquement, comme si c’était une légende, comme si ça n’avait jamais existé. Ensuite, ils excluent de ce mythe une partie de la plage de Juno et Sword dans sa totalité. Veulent-ils qu’on se mette à genoux pour qu’on les supplie de rejoindre le mythe ? Que croient-ils ? Ont-ils un cerveau ?

Ces plages n’appartiennent à personne, si ce n’est à ceux qui ont versé leur sang pour que nous, les jeunes générations de la fin du XXème siècle et du début du XXième, puissions vivre dans la liberté.

J’ai eu l’honneur de côtoyer quelques uns de ces hommes. Ils ont tous été profondément marqués par ce qu’ils ont vu, fait et subi. Certains n’ont jamais pu ou voulu exprimer, ou raconter. La douleur était trop forte. Ils se retrouvaient de temps en temps ou tous les ans, le 6 juin. Non pas pour parader, juste pour se regarder. Et savoir TOUT ce qu’il y avait dans cet échange.

Ne crachez pas sur leur sanctuaire, s’il vous plait.

Voici un lien vers une pétition pour la suppression de cette mascarade :
http://www.change.org/petitions/suppression-du-secteur-mythique-des-plages-du-d%C3%A9barquement#share
Signez si vous êtes indignés !

 

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Michael de Montlaur
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Le 14 mars 2013 à 22 h 40 min   

Voici une des rares photographies de Montlaur en train de peindre :

GdM peint Secundum - 1969

Montlaur commençait toujours par une construction géométrique utilisant le nombre d’or. On peut voir sur cette photo qu’il conserve le style qu’il a au début des années 50 où il dispose ses couleurs dans un espace bidimensionnel. On le voit ici avec un pinceau, mais il utilisait aussi le couteau à palette dans cette première phase.

Et voici la peinture achevée :

Secundum magnum bonitatem tuam - 1969

Montlaur utilise ensuite essentiellement le couteau pour entrer dans la troisième dimension, faite de couches successives échelonnées dans le temps : de quelques heures à plusieurs années. Grâce à la première photo, on devine la construction de base, les fondations qui servent de support. Il connaissait toutes ses peintures par cœur et, bien sûr, ce qu’elles voulaient dire pour lui, ce qui lui permettait de les faire évoluer, ou pas. Il y avait certainement du lyrisme à un moment ou à un autre comme pouvaient l’exprimer Atlan, Soulages, Hartung et Zao Wou Ki. Mais du fait de cette construction initiale et du projet qu’il avait avant même le premier trait de fusain – il nous racontait qu’au petit matin, au moment de se réveiller, les yeux encore fermés, il voyait grâce à la lumière du nouveau jour, les formes et les couleurs de sa future oeuvre – la construction finale était présente dès le début et il ne se démarquait pas du sens qu’il voulait donner à sa peinture.

On voit sur cette peinture un crucifix, un chandelier, et puis un grand mystère « Selon ta grande bonté ». A chacun de voir ce qu’il peut. Lui savait mais ne voulait pas forcément révéler ce qu’il avait mis sur la toile. A la manière des rescapés d’une grande tragédie qui ont besoin de dire mais savent qu’ils vont se heurter à une incrédulité, une incompréhension. Peut-être fallait-il masquer, s’abstraire mais quand même s’exprimer.

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Michael de Montlaur
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Le 6 mars 2013 à 12 h 22 min   

Une exposition de tableaux de Guy de Montlaur aura lieu dans la chapelle du château de Montlaur du 30 mars au 1er avril 2013 (week-end de Pâques)  et les 6 et 7 avril 2013.

affiche de l'exposition

Traditionnellement les habitants de la région se rendaient tous les ans à Pâques au château de Montlaur où une messe et une procession étaient célébrées.

 

château de Montlaur

Cette année, nous célébrons un descendant des Montlaur qui s’est illustré dans l’art moderne du XXème siècle et, accessoirement, dans la libération de la France au cours de la deuxième guerre mondiale.

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Le 12 février 2013 à 0 h 25 min   

Voici 2 extraits d’une lettre de Guy de Montlaur annonçant à sa mère son retour d’Amérique en France fin 1948.

et la fin de la lettre :

« Ne vous inquiétez pas à notre sujet : s’il doit y avoir une révolution ou une guerre, nous préférons les fauteuils d’orchestre. »

Voici un extrait d’une lettre que lui écrit Guy Vourc’h le 1er octobre 1948 :

… Vous choisissez un drôle de moment pour revenir en Europe : tout le monde parle de guerre – tout le monde la croit inévitable. Le fait qu’Aron ne la croit pas possible avant 10 ans me la fait craindre d’un moment à l’autre (tu sais la constance avec laquelle il s’est toujours trompé dans ses prévisions politiques).

La situation politique est très trouble et très incertaine. Le gouvernement actuel est à l’image de son président. Il n’a été accepté que  pour sauver la face pendant la session de l’ONU. Il ne lui survivra pas. Après, le déluge…

Nature morte aux livres 1948

Un peu plus tard, le 9 janvier 1951, Guy Vourc’h :

… Je trouve la situation plus déprimante que jamais. Je me refuse à choisir entre ce que je considère comme deux maux : cette pseudo-civilisation américaine où l’homme est asservi par l’argent, et cette barbarie de l’est qui tient par le Parti, la police, que sais-je ! Dans les deux cas, quelle décadence, quelle déchéance, quelle misère ! Nous sommes écrasés par le jeu des puissances, sans avoir une chance de faire entendre notre voix. Peut-être cette passivité qui est la mienne, cet accablement, sont-ils marque de lâcheté ? Pourtant, je voudrais que les choses soient aussi simples qu’en 40-45 : pas d’hésitation, alors ! on pouvait choisir sans se tromper. Mais aujourd’hui, un choix serait une abdication, je crois ; il me parait plus digne bien que plus difficile, de rester en dehors de cette folie, d’essayer de garder quelqu’impartialité qu’il est possible ; sans me lancer, tête baissée et à l’aveugle dans la mêlée. Ce n’est pas l’action que je redoute : mais quel sens à l’action, s’il n’y a pas, pour l’appuyer et lui donner son sens, une mûre réflexion, une volonté claire, une adhésion libre de tout l’être ? Me voici devenu objecteur de conscience, ou presque !

Le passé n’est pas plus simple que le présent.

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Michael de Montlaur
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Le 25 janvier 2013 à 17 h 52 min   

Je m’aperçois que j’ai dû atteindre le point Godwin plus d’une fois dans ce blog. Quand on parle des années 30 et 40, on critique forcément certains régimes si l’on ne pratique pas l’autocensure. Ce que je fais (l’autocensure) dans la phrase précédente : j’aurais préféré dire les régimes fascistes et nazis. Et là, j’atteins le point Godwin. La conséquence immédiate est l’arrêt brutal du débat : « tu as atteint le point Godwin, tu te tais ». La dérive de cette méthode amène au révisionnisme. Le sujet dont me parle mon interlocuteur me gène, je profite qu’il ose utiliser les termes bannis de notre bonne société, je l’interromps, et donc je nie son argument premier et toute une période qui me gène.

J’éprouve ce genre de difficulté quand je défends l’œuvre de Montlaur. Si je tente d’expliquer que ce qu’il exprime provient essentiellement des sentiments que lui inspire la guerre, on me répond que le « marché » ne s’intéresse pas au peintre et à ce qu’il a pu faire dans sa vie. Je n’utilise pas les bons codes et je devrais me censurer et utiliser un langage politiquement correct. Il y a donc une contradiction entre la violence de certains tableaux et la façon d’en parler aux gens qui pourraient les promouvoir. Si moi, en 2013, j’éprouve ce genre de désagrément, je peux imaginer l’état de fureur continue de Guy de Montlaur dans les années 50, et en plus face à des gens qui n’ont pas eu les mêmes combats que les siens au début des années 40.

Il y a eu des exceptions, bien sûr : Colette Allendy, Lucienne Rosenberg, Cesare Silvagni.

De l’oeuvre de Montlaur : faut-il montrer ce qui ne heurte pas comme ceci :

Chemin de fer - Mars 1950

Ou l’expression d’une situation critique, comme cela :

La nuit du 14 au 15 août - 1972

Comme beaucoup de témoins de cette époque de guerre et de massacres, Montlaur a pris du temps avant d’exprimer tout son ressenti. Il ne faudrait pas réduire Montlaur aux années 50. Voici les remarques exprimées par Elizabeth Martin, fille aînée de Guy de Montlaur :

Papa n’a jamais voulu être « catégorisé ». Il citait toujours le cas de Braque qui, ayant réalisé que les gens aimaient ses oiseaux, ne peignait plus grand chose de différent les 10 (?) dernières années de sa vie. Résultat, le public l’associait principalement avec les oiseaux et rien d’autre. Veut-on risquer une association semblable? Son œuvre est un tout, résultant d’un long et douloureux voyage. Pourquoi n’en extirper que ce qui est plaisant et plus facile d’accès?

Par ailleurs, pour la petite histoire, je me souviens avoir lu une coupure de journal datant d’une exposition à Paris (fin 40/début 50) ou le critique estimait que Montlaur n’était pas original. Pas agréable à lire. Vrai ou faux, Papa n’en était qu’au début de son voyage, le critique ne pouvait pas connaître sa progression. Nous avons le privilège de la connaître, et donc le privilège de montrer non seulement ce qu’il faisait en début de carrière, mais aussi le reste qui dément indubitablement le critique d’antan.

 

 

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Michael de Montlaur
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Le 17 novembre 2012 à 16 h 39 min   

Le pélican

J’ai retrouvé ce texte écrit par Adelaide de Montlaur (1920 – 2011) :

Montlaur, un peintre du 20ème siècle

Peut-on parler de la peinture ? L’expliquer serait prétendre à ce que le peintre lui-même ne pouvait faire. On pourrait parler un peu du peintre et rappeler quelques idées qu’il avait sur la peinture.

Et ses idées sur la vie et la mort ? Cherchez donc cela dans sa peinture. Vous êtes libre, cher lecteur, d’y voir ce qu’il vous plaira – aussi libre que vous êtes en écoutant la musique.

Chaque peinture fut conçue avec la musique de Bach, parfois de Schubert ou de Beethoven ou d’autres, mais surtout de Jean Sébastien Bach, rejouée indéfiniment – peinture et musique spécifique, intimement liées comme pendant une conversation amoureuse. Le musicien et qui sait quel esprit divin aidaient le peintre à construire, à trouver les justes rapports de couleurs, le mouvement, la vie.

D’où venait Guy de Montlaur ? Par ses ascendants paternels, du midi de la France et plus loin, du Milanais du temps des Visconti. Par sa mère, de la vaste forêt brésilienne, mitigée ou stimulée par des bandeirantes ibériques.

Muni d’une éducation classique à la Sorbonne – Lettres, Philosophie, Histoire de l’Art et Archéologie – la peinture lui était essentielle depuis son enfance.

La guerre et ses exigences le prirent en mains. Montlaur vécut les années désastreuses de 39 dans la Sarre et 40 à travers la France, se battant à chaque moment possible et à contre-courant, avec un reste de corps de reconnaissance motorisé qui dut s’arrêter à Limoges.

Dès qu’il fut libre de partir, il rejoignit les Britanniques par le chemin de Lisbonne et de leur ambassade, jusqu’à Bristol, Patriotic School et l’intégration aux FNFL dans le 4ème Commando de l’armée britannique. Le 6 juin 1944, il débarqua en Normandie et mena la lutte énergiquement, sans peur, instillant aux autres son mépris du danger.

La paix revenue, il était urgent de se remettre à peindre. Alors Montlaur connut Gino Severini qui l’encouragea et lui donna de précieux conseils. Un an et demi passé aux Etats-Unis lui permit d’essayer des préceptes appris de différents maîtres : Souverbie, Lhote, Severini. Apprendre, toujours apprendre. La chimie de la peinture lui était nécessaire. Le segment d’or des hommes de la Renaissance, rappelé par Mathila Ghika et Gino Severini, avait son importance pendant toute sa vie de peintre. Après le cubisme venait ce que l’on appelle l’art abstrait, un terme qui ne lui plaisait guère. N’empêche, à partir de son retour d’Amérique, sa peinture devenait de moins en moins figurative.

En 1949, il se trouvait à Paris, année merveilleuse de renouvellement, de retrouvailles et de rencontres avec les peintres – Chapoval, Soulages, Atlan, Schneider – et de bons amis – Albert Béguin, Raymonde Vincent… Sa première exposition eut lieu rue Gay Lussac chez Lucienne Rosenberg, fille de Léonce.

Avec sa famille grandissante il vécut à Nice, puis à Fontainebleau et enfin à Paris dans un grand atelier rue Saint Senoch.

Son caractère très lucide, droit, intransigeant, portait son poids de déceptions, de douleur profonde. Il avait des yeux qui voyaient juste, qui pénétraient l’âme comme une épée à double tranchant. Il portait en lui la vérité qu’il fallait exposer à tout prix. Il se trouva seul contre vents et marées. Comment exprimer toute cette énergie réprimée sinon en développant sa propre peinture qui se révéla peu à peu. En 1957, avant de partir à Rome, Albert Béguin fut frappé par cette transformation : «  Maintenant vous montrez votre vrai caractère violent ».

Oui, la peinture doit se creuser dans la vie. Elle fait des sillons sur le front, des sillons dans le dos. On a mal aux jambes, aux pieds. On est complètement crevé à la fin d’une journée, tellement on a concentré tout son être à la peinture. Le corps ne comptait pas pendant le travail. Mais après ! C’était comme après une naissance : le vide, la dépression. On avait envie de pleurer sans savoir pourquoi.

Non cette peinture n’est pas superficielle. Elle exige la vie du peintre. Mais quelle vie sublime ! Pas une minute il ne regretta l’acte de peindre. Il fut heureux dans ce royaume-là. Tout ce qui n’était pas peindre lui était difficile. Oui aimer et peindre allaient ensemble. Aimer, souffrir et peindre étaient sa vie. Rire, se battre… Faudrait-il en dire plus ?

 

Sans titre

 

 

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Michael de Montlaur
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Le 1 octobre 2012 à 8 h 38 min   

Au mois de janvier 1940, Guy de Montlaur est en permission à La Thibaudière. Il en profite pour attraper une pleurésie qui le conduit à l’hôpital d’Angers. Le récit correspondant à cette période peut être relu ici. Il laisse à sa mère ce dessin :

Remigio Colombi - novembre 1939

Sa mère fait encadrer ce portrait de Remigio Colombi, « cavalier observateur », et porte l’inscription suivante au dos :

« Dessiné par Guy de Montlaur le soir, à la lueur d’une lampe électrique. Avant-postes de la Sarre. Novembre 1939. »

Ce portrait m’a été offert par Jean de Montlaur qui l’a retrouvé récemment à la Thibaudière.

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Michael de Montlaur
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Le 24 septembre 2012 à 11 h 14 min   

Château de La Thibaudière (Anjou, France)
Septembre 15 & 16, 2012, National Heritage Day

This exhibition was held on the inauguration day of the newly restored Orangery at La Thibaudière. It was dedicated to the memories of Arlette de Montlaur, a resistant who was deported to the Ravensbrück concentration camp and died there in December 1944, and Guy de Montlaur, a painter and soldier who fought for the liberation of his country after landing in Normandy on D-Day.

Both Arlette de Montlaur, the grandmother of Jean de Montlaur, the present owner of La Thibaudière, and Guy de Montlaur, her nephew, lived from time to time at La Thibaudière and loved the place.

The exhibition was organized by Guy de Montlaur’s sons, Michael and George. The selected paintings ranged from his very early works, such as landscapes painted at La Thibaudière when he was 18,  to his cubist (early 50’s), baroque (mid-50’s) and final expressionist paintings. From 1960 until his death in 1977, Guy de Montlaur’s style evolved dramatically, together with his technique and his conception of aesthetics: he fully expressed, during this period, a deep and sharp suffering born from the horrors he encountered during his war years.

 

The Orangerie Batiks illuminated by the sun through the glass windows

Over five hundred people visited the exhibition during these two days. Large batik cloths, specially made in India before the exhibition, decorated the Orangery, warmly illuminated by the late summer sun. Without doubt, many of the visitors had never been to an exhibition of modern art.
After exploring the Orangery, the visitors could continue their visit by wandering in the chateau’s huge park, an English landscape park designed by Choulot a well-known nineteenth century landscape architect.

 

George de Montlaur, 20 septembre 2012

 

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