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Michael de Montlaur
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Le 4 octobre 2010 à 21 h 34 min   

Le 1er novembre à 03 h 15, le Commando prend place dans les embarcations. A 04 h 40, le L.C.A. de tête (lieutenant D.Rewcastle) largue ses amarres et sort du port. L’objectif était (en code)  » Uncle Beach « , c’est-à-dire Oranje Molen, un moulin dont la silhouette se détachera plus tard sur la ville en flammes. Pendant ce temps, les 19 autres LCA croisent entre Breskens et Flessingue faisant la veille contre les mines et les torpilles humaines. Il n’y a pas d’appui aérien en raison des conditions météorologiques. Seule donne, depuis la rive sud de l’Escaut, une forte concentration d’artillerie qui cesse le feu à 05 h 45 alors que les premières embarcations débarquent leur monde. Le LCA de tête est devant Oranje Molen cherchant l’endroit le plus favorable où débarquer.

A l'improviste - août 1964

A ce moment, à la suite d’une erreur de manœuvre, un LCA de la troupe 1 (lieutenant J. Hunter Gray) dérive sur tribord, heurte un des épis de la défense et coule. Pourtant, la section qu’il transportait parvient au bord du promontoire à l’ouest d’Ooster of Dokhaven, escalade la digue, coupe les barbelés et chasse les Allemands de leurs abris sans qu’un coup de feu soit tiré. Ils posent les bandes blanches qui doivent montrer le chemin à suivre et envoient une fusée lumineuse. Ils font sauter un canon de 77 mm et occupent Oranje Straat après avoir capturé un canon de 50 mm, dont ils se servent pour appuyer leur action. Ils font 25 prisonniers, dont le commandant de la compagnie.

Un des LCA de la troupe 4 (capitaine E.L.K.A. Carr) coule de la même manière par un mètre de fond à une vingtaine de mètres du bord. Il transportait 2 mortiers de 3 inches et un canon de 22 millimètres. Les armes sont récupérées et nettoyées. Elles entrent en action une demi-heure plus tard.

A 06 h 50, un LCA de la troupe 6 (enseigne de vaisseau G de Montlaur) est pris à partie par un Flakvierling situé en bordure de De Honte of Westerschelde, saute, se retourne et coule à une cinquantaine de mètres du bord. Un matelot britannique et 6 hommes du génie sont tués. 2 français sont blessés.

Les défenses de la ville étaient considérables. Toutes les approches du port étaient cernées de barbelés. La digue et les plages étaient protégées par des épis, dont certains portaient à leur extrémité un obus de 77 mm.

Les 2 troupes françaises (5, officier des équipages Lofi et 6, lieutenant de vaisseau Vourc’h) doivent franchir des poteaux de 2,20 m qui protégeaient Ooster of Dokhaven et avaient été rendus glissants par la marée descendante. Tandis que la troupe 5 se dirige vers Spui of Binnenboezem et rencontre une si forte résistance qu’elle ne peut atteindre son objectif, la troupe 6 après avoir fait cinquante prisonniers (des troupes qui occupaient le bureau de poste), dépassé Het Dok, avait atteint l’arsenal. Cette troupe est guidée par le commissaire de Police de Flessingue, qui avait rallié Breskens deux jours auparavant. Elle est appuyée par le feu de la section de mitrailleuses Vickers Armstrong de la troupe d’armes lourdes. Elle a donc atteint son objectif en face de l’arsenal à l’heure prévue : elle tient cet important point fort durant toute la bataille.

Guy de Montlaur, Oranje Molen - Novembre 1944

La section Senée de la troupe 6 avait progressé en tête. La section Montlaur suit, de maison en maison, faisant sauter au plastic les murs qui se trouvaient sur le chemin, de façon à éviter le tir des Flakvierlings et des mitrailleuses ennemies, alertés par la section Senée, et qui prenaient en enfilade la rue qui longe les cales sèches.

A 20 h 30, le brigadier général B.W. Leicester avait donné l’ordre que la troupe 6 évacuât la position. L’artillerie canadienne avait en effet pour mission d’anéantir l’arsenal qui servait de dépôt aux mines marines allemandes. Après avoir pris conseil, le lieutenant de vaisseau Vourc’h refusa cette évacuation. Le tir canadien commençait cinq minutes plus tard et le quartier avoisinant l’arsenal fut rasé. Les mines stockées dans le Het Dok ne sautèrent pas.

Dans la matinée du 1er novembre, un bataillon des King’s Own Scottish Borderers (52nd Lowland Division) avait franchi la digue qui relie Beveland à Walcheren. Ils servirent de renfort au n° 4 Commando et attaquèrent l’ennemi vers 06 h 30, le lendemain.

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Un commentaire

  1. 10/10/10: en cette date symbolique, j’ai enfin lu tout le blog: il etait temps! C’est fascinant. Mon texte prefere: celui du 25 septembre 1961 : »la mort, l’amour, la peinture ».
    Est-ce qu’il y a davantage de texte sur Flessingue? J’aimerais envoyer ca a un de nos amis (ex-membre du conseil d’administration d’Entergy) qui vient de Flessingue et se souvient de sa liberation, quand il etait enfant. Il etait tres emu, il y a 3-4 ans, de rencontrer la femme et la fille d’un des liberateurs de sa ville natale! Je t’envoie la fameuse photo decouverte chez un photographe de Flessingue au moment du 50e anniversaire de la liberation.

    Commentaire by Dauphine — 11 octobre 2010 à 6 h 04 min

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