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Michael de Montlaur
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Le 28 septembre 2010 à 15 h 27 min   

Guy de Montlaur poursuit son récit dans  « La participation de la Marine française aux débarquements de Normandie de Corse et de Provence  1969  »

Il situe le contexte après l’échec d’Arnhem : La libération des bouches de l’Escaut

Il témoigne ensuite de « l’action des Commandos français » :

Après le débarquement de Normandie, les fusiliers-marins Commandos avaient eu du 9 septembre au 16 une permission de détente. Ils furent reclassés en deux troupes. La troupe 5 fut commandée par l’officier des équipages de 1ère classe LOFI (officier des équipages de 2ème classe CHAUSSE et enseigne de vaisseau HULOT), la troupe 6 avait pour chef le lieutenant de vaisseau Guy VOURC’H (enseigne de vaisseau SENEE et enseigne de vaisseau de MONTLAUR). L’ensemble français était sous les ordres du capitaine de corvette KIEFFER (adjoint enseigne de vaisseau HATTU), et intégré au n°4 Commando (lieutenant colonel RWP DAWSON). Le commando faisait lui-même partie de la 4ème brigade de Commandos (brigadier général B.W. LEICESTER) qui comportait en outre les numéros 41, 47 et 48 Royal Marine Commandos.

Guy Vourch, Robert Dawson, Alexandre Lofi, Paul Chausse, Léopold Hulot

Guy Vourch, Robert Dawson, Alexandre Lofi, Paul Chausse et Léopold Hulot

La brigade devait quitter Petworth à la fin du mois de septembre pour se rendre de nouveau sur le continent. Le point de ralliement du n° 4 Commando était De Haan (Le Coq), un gros bourg de Flandre orientale à mi-distance d’Ostende et de Zeebruge. Mais si les Britanniques étaient passés par Dieppe pour s’y rendre, leurs camarades français embarquaient à Tilbury sur un LST et arrivaient 48 heures plus tard à Ostende.

La raison du départ de cette brigade de Commandos pour une région située au Sud de l’Escaut était la suivante. Le port d’Anvers qui avait été capturé par les Canadiens le 22 octobre était inutilisable. En effet, les batteries lourdes de l’île de Walcheren (située au milieu de l’estuaire) empêchaient tout trafic maritime entre le port et la mer du Nord.

Les intenses bombardements de la Royal Air Force pendant les mois de septembre et d’octobre avaient eu beau rompre au sud-ouest, au nord et au nord-est les digues qui cernaient Walcheren (dont le niveau est au-dessous du niveau de la mer), inondant ainsi la plupart de l’île, il n’en restait pas moins que les batteries de Flessingue, Middelburg, Westkapelle et Vrouwenpolder couvraient toujours de leur feu l’estuaire de l’Escaut.

Une opération amphibie sur l’île ayant été prévue, de sérieuses discussions s’ensuivirent entre le général Eisenhower d’une part, qui se montrait sceptique quant à son heureux résultat (il estimait qu’il s’agirait plus d’un massacre de commandos que de quelque chose d’utile) et le maréchal Montgomery, d’autre part, qui pensait que l’aviation ne viendrait jamais à bout des garnisons de Walcheren. L’opinion de Montgomery finit par prévaloir et il fut décidé que 2 raids de Commandos auraient lieu. L’un sur Flessingue, l’autre sur Westkapelle.

Le 15 octobre, le n° 4 Commando était mis au secret. Le quartier occupé par les troupes et toute une partie des plages étaient isolés de la population civile par des barbelés. Les répétitions (« briefing ») commençaient.

Le 23 octobre, Breskens était libéré par les Canadiens et devenait la base idéale de départ pour une attaque amphibie de Walcheren.

Le commandement allié avait décidé qu’un premier raid, effectué par les 590 hommes du n° 4 Commando contre les 6000 allemands qui tenaient Flessingue, aurait lieu le 1er novembre à partir de 05 h 45. Les 3 Commandos  de Royal Marines (2000 hommes environ) attaqueraient les batteries de Westkapelle à partir de 08 h 45. Si toutefois le raid de Flessingue avait réussi.

Le 31 octobre, vers midi, l’unité franco-britannique est à Breskens dont il ne reste que des décombres. Ce même jour, les batteries allemandes qui, fâcheusement, ont repéré les « Buffalo », les « Crocodiles » et les « Weasels » (engins amphibies destinés à l’attaque de Westkapelle) qui descendent l’Escaut, venant d’Anvers, ouvrent le feu sur Breskens une nouvelle fois. Fort heureusement, aucun des 20 L.C.A. qui doivent servir au n° 4 Commando n’est touché. Trois marins britanniques sont tués.



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Michael de Montlaur
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Le 9 septembre 2010 à 7 h 45 min   
Autoportrait - 1968

Autoportrait - 1968

 

Aujourd’hui Guy de Montlaur aurait eu 92 ans !

Voici quelques témoignages de ses compagnons de combat, après la campagne de Normandie  :

Oui, c’est une épreuve du bon Dieu, très dure, qu’il faut supporter avec courage. Montlaur est magnifique de courage, de sang froid au feu… (Guy Hattu)

Les types ont été courageux. Les 2 autres Guy sont magnifiques bien au delà de ce que j’imaginais. (Abbé René de Naurois)

Je tiens à vous signaler de Montlaur. Depuis que nous sommes à la défensive, et que j’ai pris le commandement des 2 troupes, de Montlaur montre un cran et une énergie farouche. Il a vivement impressionné le colonel par ses patrouilles réussies avec succès. (Alex Lofi)

Et un extrait de « Bérets verts » du Commandant Kieffer

…Au cours de ces contre-attaques allemandes, Guy de Montlaur, Maréchal des Logis aux Dragons, volontaire aux Commandos et devenu, pour les besoins de la cause, second-maître fusilier marin, fin cavalier et tout aussi bon Commando, défendait, avec une section de la troop Vourc’h, un des coins les plus violemment contre-attaqués par les Allemands. Il venait d’avoir hors de combat, coup sur coup, le tireur d’une de ses mitrailleuses Bren et le servant qui l’avait remplacé. Un Allemand, couché dans les herbes à quelque cent mètres en face de sa section, s’était soulevé à deux reprises et avait touché tour à tour ses deux mitrailleurs. Montlaur, indigné d’une telle impudence, s’avance en rampant près de la mitrailleuse visée, et, se mettant d’un bond debout près de son arme automatique, son fusil à la main, s’offrit ainsi comme troisième cible au tireur d’élite allemand.
À peine celui-ci s’était-il soulevé pour ajuster sa troisième victime, Montlaur, calme et précis, le recouchait d’une balle à la tête.(Commandant Kieffer)


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