login
Michael de Montlaur
login
Le 13 mars 2014 à 18 h 49 min   

Guy de Montlaur - Ridgefield, Connecticut 1947

Sa mère avait écrit au dos :
« Les braves cachent leurs actes comme les honnêtes gens leurs aumônes : ils les déguisent ou s’en excusent » (Quinton)

login
Michael de Montlaur
login
Le 1 octobre 2012 à 8 h 38 min   

Au mois de janvier 1940, Guy de Montlaur est en permission à La Thibaudière. Il en profite pour attraper une pleurésie qui le conduit à l’hôpital d’Angers. Le récit correspondant à cette période peut être relu ici. Il laisse à sa mère ce dessin :

Remigio Colombi - novembre 1939

Sa mère fait encadrer ce portrait de Remigio Colombi, « cavalier observateur », et porte l’inscription suivante au dos :

« Dessiné par Guy de Montlaur le soir, à la lueur d’une lampe électrique. Avant-postes de la Sarre. Novembre 1939. »

Ce portrait m’a été offert par Jean de Montlaur qui l’a retrouvé récemment à la Thibaudière.

login
Michael de Montlaur
login
Le 7 mai 2012 à 10 h 37 min   

Il y a des paradoxes dans la vie d’un homme : pourquoi un aristocrate d’une des plus vieilles familles de France, qui a passé sa jeunesse dans le 16ème arrondissement de Paris, qui a été élève à l’école Sainte Croix de Neuilly et dont les meilleurs amis fréquentaient les Camelots du Roi et l’Action Française, pourquoi ce jeune homme a-t-il passé les meilleurs moments de sa jeunesse, de 20 à 27 ans, à combattre les nazis ?

Il aurait pu se consacrer à son art, à sa passion, la peinture. Il aurait pu devenir un grand sportif, c’était un très bon cavalier. Il aurait pu rejoindre sa famille brésilienne, et passer la guerre, tranquillement à Sao Paulo.

Pendant ces sept longues années, il a mis sa carrière entre parenthèses, il y avait quelque chose de plus important. Guy de Montlaur ne transigeait pas. C’était son honneur. Il ne supportait pas ce petit dictateur qui voulait s’imposer à l’Europe, au Monde.

La Thibaudière le lavoir de l'île - 1936 (28 x 40)

Voici une de ses compositions d’avant-guerre, pas mal pour un gamin de 18 ans, non ?

 

Doubles croches - 1951 (92 x 65)

Voici son style au début des années 50 marqué par l’influence de l’abstraction géométrique

 

 

Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir - 1973 (114 x 195)

Et voici une œuvre réalisée à l’âge de 55 ans, on pourrait dire à sa maturité avec ce que cela a de définitif, mais Guy de Montlaur a toute sa vie fait évoluer sa peinture et il nous a toujours surpris.

Si vous voulez en savoir plus, ne manquez pas l’exposition de Ranville dans le Calvados du 2 au 16 juin 2012, au Mémorial Pegasus et à la bibliothèque de la ville.

Et si vous aimez, partagez !

 

login
Michael de Montlaur
login
Le 17 août 2011 à 16 h 11 min   

Montlaur, Hattu, Kieffer et Sénée

Montlaur, Hattu, Kieffer et Sénée

Trois photos très nettes prises après le débarquement du 1er novembre 1944 à Flessingue.

?, Montlaur, Hattu, Sénée

André Foliot, Guy de Montlaur, Guy Hattu, Jacques Sénée

Guy de Montlaur à Oranje Molen, Novembre 1944

login
Michael de Montlaur
login
Le 4 octobre 2010 à 21 h 34 min   

Le 1er novembre à 03 h 15, le Commando prend place dans les embarcations. A 04 h 40, le L.C.A. de tête (lieutenant D.Rewcastle) largue ses amarres et sort du port. L’objectif était (en code)  » Uncle Beach « , c’est-à-dire Oranje Molen, un moulin dont la silhouette se détachera plus tard sur la ville en flammes. Pendant ce temps, les 19 autres LCA croisent entre Breskens et Flessingue faisant la veille contre les mines et les torpilles humaines. Il n’y a pas d’appui aérien en raison des conditions météorologiques. Seule donne, depuis la rive sud de l’Escaut, une forte concentration d’artillerie qui cesse le feu à 05 h 45 alors que les premières embarcations débarquent leur monde. Le LCA de tête est devant Oranje Molen cherchant l’endroit le plus favorable où débarquer.

A l'improviste - août 1964

A ce moment, à la suite d’une erreur de manœuvre, un LCA de la troupe 1 (lieutenant J. Hunter Gray) dérive sur tribord, heurte un des épis de la défense et coule. Pourtant, la section qu’il transportait parvient au bord du promontoire à l’ouest d’Ooster of Dokhaven, escalade la digue, coupe les barbelés et chasse les Allemands de leurs abris sans qu’un coup de feu soit tiré. Ils posent les bandes blanches qui doivent montrer le chemin à suivre et envoient une fusée lumineuse. Ils font sauter un canon de 77 mm et occupent Oranje Straat après avoir capturé un canon de 50 mm, dont ils se servent pour appuyer leur action. Ils font 25 prisonniers, dont le commandant de la compagnie.

Un des LCA de la troupe 4 (capitaine E.L.K.A. Carr) coule de la même manière par un mètre de fond à une vingtaine de mètres du bord. Il transportait 2 mortiers de 3 inches et un canon de 22 millimètres. Les armes sont récupérées et nettoyées. Elles entrent en action une demi-heure plus tard.

A 06 h 50, un LCA de la troupe 6 (enseigne de vaisseau G de Montlaur) est pris à partie par un Flakvierling situé en bordure de De Honte of Westerschelde, saute, se retourne et coule à une cinquantaine de mètres du bord. Un matelot britannique et 6 hommes du génie sont tués. 2 français sont blessés.

Les défenses de la ville étaient considérables. Toutes les approches du port étaient cernées de barbelés. La digue et les plages étaient protégées par des épis, dont certains portaient à leur extrémité un obus de 77 mm.

Les 2 troupes françaises (5, officier des équipages Lofi et 6, lieutenant de vaisseau Vourc’h) doivent franchir des poteaux de 2,20 m qui protégeaient Ooster of Dokhaven et avaient été rendus glissants par la marée descendante. Tandis que la troupe 5 se dirige vers Spui of Binnenboezem et rencontre une si forte résistance qu’elle ne peut atteindre son objectif, la troupe 6 après avoir fait cinquante prisonniers (des troupes qui occupaient le bureau de poste), dépassé Het Dok, avait atteint l’arsenal. Cette troupe est guidée par le commissaire de Police de Flessingue, qui avait rallié Breskens deux jours auparavant. Elle est appuyée par le feu de la section de mitrailleuses Vickers Armstrong de la troupe d’armes lourdes. Elle a donc atteint son objectif en face de l’arsenal à l’heure prévue : elle tient cet important point fort durant toute la bataille.

Guy de Montlaur, Oranje Molen - Novembre 1944

La section Senée de la troupe 6 avait progressé en tête. La section Montlaur suit, de maison en maison, faisant sauter au plastic les murs qui se trouvaient sur le chemin, de façon à éviter le tir des Flakvierlings et des mitrailleuses ennemies, alertés par la section Senée, et qui prenaient en enfilade la rue qui longe les cales sèches.

A 20 h 30, le brigadier général B.W. Leicester avait donné l’ordre que la troupe 6 évacuât la position. L’artillerie canadienne avait en effet pour mission d’anéantir l’arsenal qui servait de dépôt aux mines marines allemandes. Après avoir pris conseil, le lieutenant de vaisseau Vourc’h refusa cette évacuation. Le tir canadien commençait cinq minutes plus tard et le quartier avoisinant l’arsenal fut rasé. Les mines stockées dans le Het Dok ne sautèrent pas.

Dans la matinée du 1er novembre, un bataillon des King’s Own Scottish Borderers (52nd Lowland Division) avait franchi la digue qui relie Beveland à Walcheren. Ils servirent de renfort au n° 4 Commando et attaquèrent l’ennemi vers 06 h 30, le lendemain.

login
Michael de Montlaur
login
Le 28 septembre 2010 à 15 h 27 min   

Guy de Montlaur poursuit son récit dans  « La participation de la Marine française aux débarquements de Normandie de Corse et de Provence  1969  »

Il situe le contexte après l’échec d’Arnhem : La libération des bouches de l’Escaut

Il témoigne ensuite de « l’action des Commandos français » :

Après le débarquement de Normandie, les fusiliers-marins Commandos avaient eu du 9 septembre au 16 une permission de détente. Ils furent reclassés en deux troupes. La troupe 5 fut commandée par l’officier des équipages de 1ère classe LOFI (officier des équipages de 2ème classe CHAUSSE et enseigne de vaisseau HULOT), la troupe 6 avait pour chef le lieutenant de vaisseau Guy VOURC’H (enseigne de vaisseau SENEE et enseigne de vaisseau de MONTLAUR). L’ensemble français était sous les ordres du capitaine de corvette KIEFFER (adjoint enseigne de vaisseau HATTU), et intégré au n°4 Commando (lieutenant colonel RWP DAWSON). Le commando faisait lui-même partie de la 4ème brigade de Commandos (brigadier général B.W. LEICESTER) qui comportait en outre les numéros 41, 47 et 48 Royal Marine Commandos.

Guy Vourch, Robert Dawson, Alexandre Lofi, Paul Chausse, Léopold Hulot

Guy Vourch, Robert Dawson, Alexandre Lofi, Paul Chausse et Léopold Hulot

La brigade devait quitter Petworth à la fin du mois de septembre pour se rendre de nouveau sur le continent. Le point de ralliement du n° 4 Commando était De Haan (Le Coq), un gros bourg de Flandre orientale à mi-distance d’Ostende et de Zeebruge. Mais si les Britanniques étaient passés par Dieppe pour s’y rendre, leurs camarades français embarquaient à Tilbury sur un LST et arrivaient 48 heures plus tard à Ostende.

La raison du départ de cette brigade de Commandos pour une région située au Sud de l’Escaut était la suivante. Le port d’Anvers qui avait été capturé par les Canadiens le 22 octobre était inutilisable. En effet, les batteries lourdes de l’île de Walcheren (située au milieu de l’estuaire) empêchaient tout trafic maritime entre le port et la mer du Nord.

Les intenses bombardements de la Royal Air Force pendant les mois de septembre et d’octobre avaient eu beau rompre au sud-ouest, au nord et au nord-est les digues qui cernaient Walcheren (dont le niveau est au-dessous du niveau de la mer), inondant ainsi la plupart de l’île, il n’en restait pas moins que les batteries de Flessingue, Middelburg, Westkapelle et Vrouwenpolder couvraient toujours de leur feu l’estuaire de l’Escaut.

Une opération amphibie sur l’île ayant été prévue, de sérieuses discussions s’ensuivirent entre le général Eisenhower d’une part, qui se montrait sceptique quant à son heureux résultat (il estimait qu’il s’agirait plus d’un massacre de commandos que de quelque chose d’utile) et le maréchal Montgomery, d’autre part, qui pensait que l’aviation ne viendrait jamais à bout des garnisons de Walcheren. L’opinion de Montgomery finit par prévaloir et il fut décidé que 2 raids de Commandos auraient lieu. L’un sur Flessingue, l’autre sur Westkapelle.

Le 15 octobre, le n° 4 Commando était mis au secret. Le quartier occupé par les troupes et toute une partie des plages étaient isolés de la population civile par des barbelés. Les répétitions (« briefing ») commençaient.

Le 23 octobre, Breskens était libéré par les Canadiens et devenait la base idéale de départ pour une attaque amphibie de Walcheren.

Le commandement allié avait décidé qu’un premier raid, effectué par les 590 hommes du n° 4 Commando contre les 6000 allemands qui tenaient Flessingue, aurait lieu le 1er novembre à partir de 05 h 45. Les 3 Commandos  de Royal Marines (2000 hommes environ) attaqueraient les batteries de Westkapelle à partir de 08 h 45. Si toutefois le raid de Flessingue avait réussi.

Le 31 octobre, vers midi, l’unité franco-britannique est à Breskens dont il ne reste que des décombres. Ce même jour, les batteries allemandes qui, fâcheusement, ont repéré les « Buffalo », les « Crocodiles » et les « Weasels » (engins amphibies destinés à l’attaque de Westkapelle) qui descendent l’Escaut, venant d’Anvers, ouvrent le feu sur Breskens une nouvelle fois. Fort heureusement, aucun des 20 L.C.A. qui doivent servir au n° 4 Commando n’est touché. Trois marins britanniques sont tués.



login
Michael de Montlaur
login
Le 9 septembre 2010 à 7 h 45 min   
Autoportrait - 1968

Autoportrait - 1968

 

Aujourd’hui Guy de Montlaur aurait eu 92 ans !

Voici quelques témoignages de ses compagnons de combat, après la campagne de Normandie  :

Oui, c’est une épreuve du bon Dieu, très dure, qu’il faut supporter avec courage. Montlaur est magnifique de courage, de sang froid au feu… (Guy Hattu)

Les types ont été courageux. Les 2 autres Guy sont magnifiques bien au delà de ce que j’imaginais. (Abbé René de Naurois)

Je tiens à vous signaler de Montlaur. Depuis que nous sommes à la défensive, et que j’ai pris le commandement des 2 troupes, de Montlaur montre un cran et une énergie farouche. Il a vivement impressionné le colonel par ses patrouilles réussies avec succès. (Alex Lofi)

Et un extrait de « Bérets verts » du Commandant Kieffer

…Au cours de ces contre-attaques allemandes, Guy de Montlaur, Maréchal des Logis aux Dragons, volontaire aux Commandos et devenu, pour les besoins de la cause, second-maître fusilier marin, fin cavalier et tout aussi bon Commando, défendait, avec une section de la troop Vourc’h, un des coins les plus violemment contre-attaqués par les Allemands. Il venait d’avoir hors de combat, coup sur coup, le tireur d’une de ses mitrailleuses Bren et le servant qui l’avait remplacé. Un Allemand, couché dans les herbes à quelque cent mètres en face de sa section, s’était soulevé à deux reprises et avait touché tour à tour ses deux mitrailleurs. Montlaur, indigné d’une telle impudence, s’avance en rampant près de la mitrailleuse visée, et, se mettant d’un bond debout près de son arme automatique, son fusil à la main, s’offrit ainsi comme troisième cible au tireur d’élite allemand.
À peine celui-ci s’était-il soulevé pour ajuster sa troisième victime, Montlaur, calme et précis, le recouchait d’une balle à la tête.(Commandant Kieffer)


login
Michael de Montlaur
login
Le 1 juillet 2010 à 11 h 02 min   

Le 9 juin est sans histoire. Les canons chenillés des « Hitler Jugend » harcèlent la ligne occupée par les commandos et les parachutistes. Comme ils tirent rarement plus de quatre obus du même emplacement, il est pour ainsi dire impossible de les repérer. C’est pure chance si l’on arrive à les détruire (au mortier ou au P.I.A.T.). Quelques appareils de la Luftwaffe viennent rôder dans la nuit du 9 au 10.

Enfin le jour se leva sur le 10 juin.

C’est vers 06 h 00 que le bombardement commença pour de bon. L’intensité de la préparation était telle qu’il ne faisait plus de doute que l’adversaire était décidé à enlever Le Plein. Il faut croire que tout ce que les Allemands possédaient d’artillerie, dans ce secteur, entra en action à cette heure là.

La ferme du Plein, en quelques minutes, est passablement délabrée. Les tuiles, des pans de murs entiers jonchent la basse-cour. Un coup direct fait voltiger le haut du clocher de l’église. De gros éclats rouges et fumants viennent grésiller dans l’herbe parmi les tranchées. Les pertes françaises deviennent sérieuses. On évacue comme on peut les blessés sur la route qui traverse le village. Là des jeeps viennent les ramasser.

La position de la 1ère « Special Service Brigade » est la suivante. Du nord vers le sud, des abords de Sallenelles à ceux de Bréville :

  1. N° 45 Royal Marines Commando
  2. N° 3 Commando
  3. N° 4 Commando : 4 troupes britanniques
    Le Plein et ses abords : Troupe 1 et 8, Section K guns (troupes françaises)
  4. N° 6 Commando

En face :
La 12ème S.S. « Hitler Jugend » Division dont une partie attaque avec 2 importants bataillons, dans le but de chasser la brigade du relief de terrain dont le point stratégique est Le Plein. Comme on l’a vu, ces deux bataillons sont forts de 1200 hommes. Leur objectif principal est singulièrement démuni de combattants. Du reste on a l’impression que l’adversaire a une bonne idée de la situation.

Il avance lentement et sûrement. Son feu, concentré principalement sur la troupe 1, se détournera bientôt sur le flanc gauche où se trouve le reste du n° 4 Commando. La raison de ce changement d’objectif est bien simple. Le tir a presque cessé sur la petite hauteur, alors qu’il est nourri en direction du sud.

En effet, la troupe 1 a reçu l’ordre de cesser le feu, car le n° 3 Commando (lieutenant colonel Peter Young) contre attaque à partir du château d’Amfréville : direction plein Sud. Tout ce qu’il reste de ce commando – 350 hommes environ – se déploie sur une ligne qui va du château d’Amfréville (à l’ouest) à la ferme de Longuemare (à l’est). Cette unité ne s’arrêtera qu’à Bréville. Entre la ligne de départ et la ligne d’arrivée, il y avait eu les 1200 hommes de la 12ème division.

Un peu de manichéisme, où le Bien triomphe - 14 juillet 1967

Voici ce qui s’était passé :
Les deux bataillon S.S. ont mal interprété le silence de la troupe en face d’eux. Ils ont cru à un décrochage. Comme, par ailleurs, ils ont été pris à partie sur leur flanc gauche par la section K guns et la troupe 8, c’est sur ces dernières qu’ils dirigent leur action. Ils ignorent l’attaque qui se prépare sur leur flanc droit, car la configuration du paysage normand permet une utilisation idéale du terrain. C’est ainsi que les gens du n° 3 sont pratiquement sur les Allemands (mais sur ce qui est devenu l’arrière des 2 bataillons) avant que ceux-ci aient eu le temps de se rendre compte du traquenard dans lequel ils sont tombés. Il s’ensuit un désordre indescriptible. Les officiers allemands pris sous le feu des français, ne peuvent plus donner d’ordres à leurs « arrières » qui sont en contact direct avec les britanniques. Leur dispositif de combat se trouve « à l’envers ». C’est là certainement la raison de leurs très lourdes pertes et de leur échec final.

La soirée du 10 juin trouve la troupe 8 à Hauger avec la section K guns. La troupe 1 tient le carrefour des Ecardes.

Propulsé par WordPress   |   Template réalisé par Graphical Dream
Haut de page